L’arrière est le territoire situé en dehors des zones de combats dans un pays en guerre. Le terme correspondant en anglais, Homefront (front intérieur), serait apparu au cours de la Première Guerre mondiale. En allemand Heimatfront daterait de la guerre franco-prussienne de 1870. La notion d’arrière opposée à celle de front combattant concerne particulièrement les conflits majeurs notamment ceux de la Première et Deuxième Guerres mondiales, de longue durée et de guerre de position. Elle ne s’applique pas aux territoires occupés par l’ennemi, par exemple la France de 1940 à 1944, la Belgique pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale ou les régions envahies du Nord-Est de la France de 1914 à 1918. L’arrière participe à l’effort de guerre par la production d’armements, plus généralement de fournitures pour l’armée, la logistique (transport, hôpitaux) et le soutien moral des combattants : courriers et colis familiaux et marraines de guerre. L’arrière englobe l’ensemble des civils non combattants, ceux qui contribuent à l’économie du pays mais aussi ceux suspectés de s’être soustraits à l’engagement militaire (les embusqués) et les profiteurs de guerre jalousés par les soldats en permission. Pourtant, l’arrière souffre de restrictions, à des degrés variables suivant les pays belligérants, famines en Allemagne et en Autriche-Hongrie soumises au blocus maritime des alliés au cours de la Première Guerre mondiale, en Allemagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale, pénuries moindres en France au cours de la Première Guerre mondiale et en Grande-Bretagne au cours des deux guerres mondiales. L'arrière est également touché par les bombardements de grandes villes, particulièrement celles de Grande-Bretagne en 1940-1941, celles d'Allemagne en 1944 1945. En revanche, l’économie des États-Unis relancée par les commandes d'armement, restée bien approvisionnée et épargnée des bombardements a globalement bénéficié de ces deux conflits.