Le raid de Doolittle est le premier bombardement effectué sur le territoire du Japon par les forces armées des États-Unis durant la guerre du Pacifique. Il est effectué par Mitchell de l'USAAF décollant du porte-avions , le . Il porte le nom du lieutenant-colonel Doolittle qui planifie et dirige cette opération. vignette|gauche|Le lieutenant-colonel Doolittle. Les Japonais se croient à l'abri des bombardiers américains, qui n'ont pas un rayon d'action suffisant pour mener un raid. En effet, l'océan Pacifique est très vaste, et les Américains n'ont aucune base assez proche du Japon pour mener une mission de bombardement. Cependant, les Américains souhaitent marquer les esprits et motiver l'effort de guerre. Depuis l'attaque de Pearl Harbor, les mauvaises nouvelles s'accumulent et le moral des Américains est au plus bas. Les militaires désirent mener pour ces raisons un bombardement symbolique du Japon. Le lieutenant-colonel (et futur général) James H. Doolittle est chargé de monter cette opération exceptionnelle qui doit contredire les affirmations du haut commandement japonais qui disait que l'archipel resterait invulnérable. L'idée était de faire décoller des bombardiers du porte-avions pour qu'ils bombardent le Japon et se posent en Chine. Le choix des cibles était délicat, il fallait éviter de répéter l'erreur des Allemands qui avaient attaqué le palais de Buckingham et avaient renforcé la détermination des Britanniques. De ce fait, il fut décidé d'épargner le palais impérial de Tokyo et de se concentrer sur des cibles militaires ou industrielles. Doolittle fut chargé de trouver des avions capables d'atteindre le Japon en emportant chacun une tonne de bombes. La seule option possible était de les faire décoller d'un porte-avions. Le bombardier moyen B-25 semblait le plus approprié pour cette mission. La distance nécessaire au décollage était normalement de et ne correspondait en rien à celle d'un avion embarqué. Doolittle et son équipe se mirent au travail et cherchèrent des solutions pour alléger les appareils et décoller sur une distance aussi courte que celle d'un pont de porte-avions ().