Un croiseur auxiliaire est un navire marchand armé utilisé par la marine militaire d'un État, soit pour la défense du commerce maritime, soit pour l'attaque de celui-ci. Ce type de navire a été principalement utilisé durant les deux conflits mondiaux du . Pour des fins agressives en ce qui concerne l'Allemagne ; principalement à des fins défensives pour les marines alliées. Dans la marine allemande, dix-sept navires furent ainsi armés durant le Premier conflit mondial et 12 durant le second. Le traité de Paris de 1856 a aboli la guerre de course. Mais il a reconnu aux pays signataires le droit d'armer des navires de commerce. Ces navires devaient arborer le pavillon des pays qui les mettaient en œuvre. Leur équipage devait aussi être dûment inscrit comme faisant partie de la marine de guerre du pays concerné. Ce sont les Allemands qui ont le plus développé le concept de croiseur auxiliaire sous le nom de Hilfskreuzer ou Handels-Stör-Kreuzer (HSK). Il s'agit de navires de commerce reconvertis en navire de guerre par l'adjonction d'armement, canons de moyen et faible calibre, tubes lance-torpille, mines. Un concept semblable avait été développé pendant la guerre de Sécession avec des navires confédérés tentant de percer le blocus de l'Union. Il diffère des navires marchands armés, héritiers des flottes de voiliers faisant route vers les Indes et dont l'armement ne se justifiait que pour la défense de la cargaison. Les croiseurs auxiliaires approchaient de leur cible, le plus souvent non armée ou faiblement armée, en arborant un pavillon neutre, voire allié. Ils modifiaient aussi leur apparence par l'adjonction de fausse cheminée, de mâts, voire en repeignant la coque pour se rapprocher de l'apparence d'un navire neutre. Ils dévoilaient leur armement à proximité de leur cible qui ne pouvait plus que se rendre, n'ayant souvent même pas le temps d'envoyer un message de détresse ou d'alerte. La partie était donc très inégale.