Louis de Potter, né le à Bruges et mort le dans la même ville, est un journaliste, historien, homme d'État et révolutionnaire belge. Entré en politique à l’occasion de la révolution belge de 1830, il fut populaire en Belgique, pour avoir été emprisonné et exilé à la suite de son engagement et de ses écrits concernant la liberté de la presse, la responsabilité ministérielle et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il prononça, depuis le balcon de l’hôtel de ville de Bruxelles, le discours de l’indépendance de la Belgique, le , ainsi que le discours d’inauguration de la première assemblée parlementaire belge au Palais de la Nation, le . Il est l’auteur de plus d'une dizaine d’ouvrages, dont le principal est « l’Union entre Catholiques et Libéraux » extrait de sa fameuse Lettre à mes concitoyens belges. Né le à Bruges, Louis de Potter appartenait à une famille très aisée anoblie le 17 avril 1764, issue de Jacques de Pottere, marchand à Renaix, dont le petit-fils Hermès de Potter s’établit à Gand comme négociant en toiles et soieries. Louis de Potter eut une enfance mouvementée deux émigrations de ses parents. Proscrits comme Joséphistes, ils cherchèrent asile en France, puis revenus à Bruges à la restauration autrichienne, il émigrèrent en Allemagne jusqu'à l'époque du Consulat lorsque la République française prit possession des anciennes provinces belges. Au retour de ses parents en Belgique, il suit des études à Bruges puis à Bruxelles dans des institutions privées, mais peu satisfait de l'instruction qu'il avait reçue, il décida d'approfondir les langues anciennes et de s'initier en même temps à quelques langues vivantes. Autodidacte, ses goûts le portèrent aussi vers l'étude de l'histoire et de la politique. vignette|Autoportrait de Matilde Malenchini réalisant celui de Louis de Potter. Sur l'avis de ses médecins qui lui conseillent un changement de climat, il part pour l 'Italie en 1811 et vit d'abord à Rome pendant dix ans, puis à Florence pendant deux ans de 1822 à 1823.