Les glandes anales ou le « sac anal » sont un système glandulaire présent chez beaucoup de mammifères et notamment chez tous les carnivores (aussi différents que l'ours, la loutre de mer ou le kinkajou) mais aussi chez des carnivores domestiques comme le chien ou le chat. Des glandes d'une nature proche mais qui peuvent avoir d'autres fonctions (chez les oiseaux notamment) existent aussi chez d'autres vertébrés que les mammifères. Ce sont des glandes sébacées qui sécrètent un liquide gras (habituellement blanchâtre ou jaunâtre) jouant un rôle pour la reconnaissance des individus au sein d’une même espèce ou d’un groupe. Parmi les muscs les plus réputés depuis l'antiquité autrefois très recherchés par les parfumeurs, figure le musc issu des glandes anales de la civette. Les glandes anales sont situées de part et d’autre de l’anus en formant chez certaines espèces une sorte de sac ; elles sont situées entre le sphincter interne et le sphincter externe de l’anus où elles débouchent. Les glandes anales, dites alors glandes d'Hermann et Defosses, sont situées à des profondeurs variables dans la paroi du canal anal, pour une partie entre les couches du sphincter interne et externe (dans le ). Au nombre de 6 à 8, elles s'abouchent au niveau des cryptes anales près des colonnes de Morgagni. Leur rôle exact chez l'Homme est inconnu. Elles sécrètent une sorte de sébum dans le canal anal. Selon la l'obstruction de ces conduits (supposément par l'accumulation de matière étrangère, par exemple d'origine bactérienne fécale dans les cryptes) peut conduire à un abcès péri-anal et à la formation de fistules. Chez ces animaux, ces glandes sont parfois appelés , tant elles sont manifestement importantes pour le marquage du territoire et la reconnaissance individuelle ou la hiérarchie dans le groupe. Les glandes anales peuvent parfois "spontanément" cesser leurs sécrétions, notamment dans un contexte de stress, et causer un changement rapide et désagréable de l'odeur de l'animal (chien ou chat y compris).