thumb|Couloir de la mort de l'ancien pénitencier d'État de l'Est à Philadelphie Couloir de la mort est la traduction de l'expression américaine Death Row, qui désigne le régime de haute sécurité d'incarcération des prisonniers ayant été condamnés à la peine de mort. Bien qu'à l'origine, cette expression ne désigne que le couloir de la mort dans les prisons des États-Unis, elle est aujourd'hui utilisée pour désigner toutes les sections pénitentiaires du monde, spécialement conçues pour héberger les condamnés à mort. Le couloir de la mort est généralement une section à part de la prison. Elle isole complètement les condamnés des autres prisonniers. Le condamné occupe généralement une cellule individuelle. Cette séparation a de multiples justifications : les condamnés à mort sont soumis à un régime particulier de haute sécurité, puisqu'ils n'ont rien à perdre à tenter de s'évader ou à tuer quelqu'un ; l'isolement permet aux condamnés d'être au calme ; il faut empêcher les condamnés de se suicider. En France, lorsque la peine de mort était appliquée, les condamnés à mort étaient exécutés peu après l'épuisement de tous les recours (cassation, grâce présidentielle) le matin, à une date non précisée. En effet, on jugeait que faire attendre le prisonnier, par exemple en l'exécutant l'après-midi d'une journée précise, était une torture pour lui. À cette époque où les caméras de surveillance étaient peu répandues, les condamnés vivaient dans une cellule dotée de barreaux, avec un gardien les surveillant 24h/24. Ils recevaient chaque jour la visite d'un gradé et celle du médecin deux fois par semaine. En 1978, l'administration décida de faire entreposer la guillotine à la maison d'arrêt de Fresnes, désirant faire de la prison le seul lieu habilité aux exécutions capitales en France. Cependant, la « veuve » y restera muette, les derniers détenus qui ont été transférés à Fresnes en vue de leur éventuelle exécution ayant tous été graciés ou ayant eu leur pourvoi en cassation accordé, ou encore leur peine commuée à la suite de l'abolition de la peine de mort.