300px|thumb|right|« Combat de Romains et de Gaulois » Évariste-Vital Luminais. La cavalerie dans la Rome antique ne constituait pas, à l'origine, une arme indépendante au sein de l'armée romaine : chaque légion avait sa cavalerie organique (300 cavaliers, organisés en dix escadrons commandés chacun par un décurion). À l'instar des Grecs qui développèrent leur cavalerie au contact des Perses, c'est essentiellement au contact de ses adversaires — Numides, Celtes, Germains, Parthes, Sassanides et Huns — que Rome entreprend progressivement la mise sur pied d'unités de cavalerie — souvent d'ailleurs par le biais de recrutement de mercenaires issus des peuples soumis (equites singulares) — qui ne resteront cependant que des « auxiliaires » de la légion d'infanterie, clé de voûte de la tactique militaire romaine. armée romaine Cette section est partiellement issue de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Roman cavalry » (voir la liste des auteurs) Selon l'histoire mythique de Rome, Romulus leva une garde personnelle, les Celeres, que Tite-Live donne pour une unité de cavalerie, chacune des trois tribus fondatrices fournissant une centuria de 100 hommes. Cette unité aurait vu ses effectifs doublés sous le règne de Tarquin l'Ancien (616-578 av. J.C.). Selon cet auteur, Servius Tullius leva par la suite douze centuriae supplémentaires de cavalerie mais cette affirmation est sujette à caution puisqu'une telle mesure aurait porté les effectifs de la cavalerie romaine à , aux côtés des , chiffre très improbable compte tenu du fait que la cavalerie représentait en général quelque 8 % des effectifs de l'armée, la cavalerie alignant deux légions fortes de 300 hommes aux débuts de la République. Dès la fondation de la cité-état, l'organisation de l'armée romaine — armée de milice citoyenne où le commandement est exercé par des cadres politiques qui ne sont pas des militaires professionnels mais des notables, les maîtres de cavalerie — reflète celle de la société civile et politique.