thumb La tricophilie (ou plus certainement trichophilie) est une paraphilie dans laquelle un individu est sexuellement attiré par la pilosité humaine ; plus communément les cheveux selon la classification DSM. L'excitation sexuelle peut survenir en observant, touchant ou mangeant tout type de poils, incluant notamment les cheveux, les poils pubiens ou la fourrure. Le fétichisme des cheveux est une paraphilie connexe dans laquelle un individu est sexuellement attiré par sa propre coupe de cheveux, par le fait de couper les cheveux des autres, de regarder d'autres individus se faire coiffer ou d'observer quelqu'un ayant une coupe de cheveux particulière, qu'ils soient longs, courts ou rasés. Couper ou s'occuper des cheveux donne la même sensation de bien-être que les massages ou les caresses. Lors d'une coupe ou d'une teinte de cheveux, le corps produit des endorphines, et les individus prennent ainsi du plaisir. Les tricophiles peuvent également s'occuper des cheveux d'individus qu'ils n'ont jamais vus, ou voler des objets liés à la coiffure comme des bigoudis dans un espace public. D'autres individus tricophiles fantasmeraient ou voudraient littéralement . Ils peuvent aimer caresser, brosser, coiffer ou laver les cheveux d'autres personnes et/ou aimer que l'on s'occupe de leurs cheveux. Dans l'ordre de déterminer la prévalence relative des différents fétiches, des scientifiques ont obtenu plusieurs avis d'environ 5 000 individus dans le monde, en 2007, sur 381 forums de discussion sur Internet. Les prévalences relatives ont été estimées à l'aide (a) d'un nombre de groupes attirés par un fétiche particulier, (b) du nombre d'individus participant aux groupes et (c) du nombre de messages échangés. 7 pour cent de ces individus se seraient sexuellement tournés vers les cheveux (contre 12 pour les sous-vêtements, 4 pour les parties génitales, 3 pour les seins, 2 pour les fesses, et moins d'un pour cent pour les poils corporels). Sigmund Freud explique que la coupe des cheveux d'une femme par un homme pourrait représenter la peur et/ou le concept de la castration.
Harm-Anton Klok, Kemal Arda Günay