La Terreur est le terme communément employé pour désigner une période de la Révolution française entre et . Elle est caractérisée par la mise en place d'un gouvernement révolutionnaire centré sur le Comité de salut public et le Comité de sûreté générale. Ce gouvernement issu de la Convention nationale et la suspension temporaire de la Constitution de l'an I et donc de la légalité républicaine, se donne pour but de faire face aux multiples troubles que connaît alors la France : révolte fédéraliste, insurrection vendéenne, guerre extérieure menée par les puissances monarchistes d'Europe. La Terreur se caractérise ainsi par un état d'exception destiné à endiguer militairement, politiquement, et économiquement la crise multiple à laquelle le pays est alors confronté. En effet, la France est depuis en guerre extérieure face aux monarchies européennes qui souhaitent rétablir Louis XVI dans ses droits. À la suite de la chute de la monarchie, le , et de la bataille de Valmy en septembre, la République est proclamée, un nouveau travail constitutionnel se met donc en place sous l'autorité de la Convention nationale. Ces travaux ne se font pas sans remous, mettant aux prises royalistes, modérés et radicaux. À la suite de l’arrestation des députés girondins lors des journées d’émeute des et , les députés montagnards prennent le pouvoir à la Convention. La Première République se retrouve donc engagée dans une guerre révolutionnaire extérieure, contre une coalition européenne et une guerre civile contre les royalistes et les fédéralistes, qualifiés de « contre-révolutionnaires ». La Convention nationale entre alors dans un processus de durcissement de son pouvoir, afin de contenir les contestations qui proviennent à la fois des royalistes, des girondins, des modérés, avant que les montagnards ne se déchirent entre eux et que soient à leur tour frappés les sans-culottes — aussi appelés les « hébertistes » — partisans d'une radicalisation de la Révolution et de la déchristianisation, puis les dantonistes et les Indulgents.