La notion de vigilance peut renvoyer à plusieurs réalités. Dans le domaine de l'éthologie, la vigilance est l'un des comportements-clé pour la survie de l'individu (et du groupe chez les animaux sociaux ou élevant leurs petits), notamment vis-à-vis des prédateurs et d'autres sources de danger ainsi que lors de la recherche de nourriture (tant pour les prédateurs que pour les populations proies). En psychologie, la vigilance est une forme d'attention soutenue de la part d'un individu (ou d'un groupe) occupé à accomplir une tâche particulière. Dans le cerveau humain, l'amygdale joue un rôle central dans l'attention vigilante, l'émotion et de l'apprentissage des réponses apportées à la peur. De nombreux métiers (ex gardien de nuit, contrôleur aérien, opérateurs sur machines dangereuses, chauffeurs, chirurgien...) nécessitent une capacité à maintenir un haut niveau de vigilance durant de longues périodes ; capacité qui fait l'objet d'études en neurologie. Il existe une revue scientifique exclusivement consacrée à ce sujet, titrée Vigilance (en anglais). Tous les sens contribuent à la vigilance (en partie instinctive, individuelle et parfois collective) qui est chez les animaux l'une des aptitudes-clés pour la survie des individus et des groupes. La vigilance limite le risque d'accidents mortels et de blessures, et est nécessaire à la détection précoce des prédateurs ou de divers aléas. Au-delà d'un certain seuil, elle devient néanmoins coûteuse, si elle épuise l'individu ou l'empêche de s'alimenter correctement. Elle diminue durant la période de repos et lors des activités liées à la reproduction (parade amoureuse, copulation notamment). Il semble que les animaux vivant en groupe puissent tirer bénéfice du groupe pour diminuer le besoin individuel de vigilance face aux prédateurs. La vigilance face aux prédateurs est chez la plupart des animaux évolués un instinct profondément ancré. Une étude s'est intéressé à deux populations de cerfs à queue noire de Sitka (Odocoileus hemionus sitkensis) introduites au Canada plus de soixante ans plus tôt sur les îles Haida Gwaii (anciennement Îles de la Reine-Charlotte) où n'existe aucun prédateur de cervidés.

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