Féerie pour une autre fois est un roman de Louis-Ferdinand Céline publié aux éditions Gallimard le . Ce roman est suivi de Normance (surtitré Féerie pour une autre fois II) paru en 1954 et qui lui est contemporain dans sa rédaction. L'écriture de ce roman fut particulièrement longue et réalisée dans le contexte de l'emprisonnement de Louis-Ferdinand Céline au Danemark de 1945 à 1947. Quatre versions préparatoires sont connues (notées de A à D) pour cette œuvre, avec une toute première ébauche de plan datant de la fin 1946 et des versions successives mêlant des fragments de ce qui sera Féerie I et Féerie II écrites au Danemark. À son retour en France au printemps 1951, après son amnistie, il se remet à la composition des versions finales des deux parties et décide d'en publier le premier tome. Ce roman est le premier de Céline publié aux éditions Gallimard après que Gaston Gallimard a fait tout son possible pour faire venir l'écrivain dans son giron par l'intermédiaire de Pierre Monnier, finissant par racheter les éditions Denoël qui étaient le premier éditeur de l'auteur. Le contrat est signé entre les deux parties le , soit seulement quinze jours après le retour de Céline en France, dans des conditions relativement exceptionnelles pour l'écrivain qui touche 18 % de droits d'auteur et un à-valoir pour exemplaires à la remise du manuscrit marquant ainsi l'importance qu'accordait Gallimard à l'entrée de Céline dans sa maison. Le contrat de cession du livre est signé le , l'impression est achevée le avec exemplaires en premier tirage, et la mise en vente est réalisée le . La réception auprès de la critique, lorsqu'elle existe car le roman se heurte à un relatif « mur du silence », sera dans son ensemble négative, avec seulement des articles élogieux d'Albert Paraz et de Roger Grenier, deux proches de Céline. Celle auprès du public sera un échec avec seulement exemplaires vendus deux ans et demi après sa parution et justifiera les pressions que Gallimard fera sur l'auteur pour changer le titre du deuxième volume.