Le chamanisme jaune est un type de chamanisme pratiqué en Mongolie et Sibérie, qui incorpore par syncrétisme des rituels et traditions du bouddhisme. Le terme « Jaune » indique ici l'école des bonnets jaunes (gelugpa) du bouddhisme tibétain (branche du bouddhisme vajrayana), qui portent des bonnets jaunes pendant leur service. Le terme sert également à le distinguer d'une autre forme de chamanisme peu ou pas influencé par le bouddhisme et appelé chamanisme noir. Bien que le terme « Jaune » soit parfois disputé, les universitaires considèrent que le type de chamanisme pratiqué par les Mongols Khalkha, le plus important groupe de population de Mongolie, est majoritairement le chamanisme jaune. D'autres s'en servent pour parler du chamanisme pratiqué par les Bouriates de Sibérie. Sous le règne de Gengis Khan dont la mère était chrétienne, le tengrisme (forme de chamanisme turco-mongol) est la principale religion de l'Empire. Cependant, il acceptera le taoïste de la secte Quanzhen, Qiu Chuji comme représentant et décideur de toutes les religions de l'Empire, parmi lesquelles on trouve le christianisme, l'islam et déjà le bouddhisme. Le bouddhisme devient pour la première fois religion principale en Mongolie sous le règne de Kubilai Khan pendant la Dynastie Yuan, (1234/1279 – 1368), et fut brièvement établi comme une religion d'État. Le culte de Gengis Khan, qui est accepté comme le (ou Tengri), le plus haut panthéon des esprits du chamanisme mongol, est également annexé dans les pratiques bouddhiques. La Mongolie est restée figée dans son développement jusqu'au , lors-qu’après la conversion d'Altan Khan le bouddhisme est rétabli. En 1691, après l'annexion de la Mongolie-Extérieure par la Dynastie Qing, mandchoue, le bouddhisme tibétain devient la religion dominante de l'ensemble de la région et de l'Empire chinois et le chamanisme commence à intégrer des éléments bouddhiques de cette branche. Une résistante violente au , par les tribus de chasseurs du Nord de la Mongolie contre le groupe dirigeant bouddhiste que sont alors les Khalkhas, conduit à la fondation du chamanisme noir.