La fièvre du Nil occidental est l'infection provoquée par le virus du Nil occidental, généralement propagé par des moustiques. Asymptomatique dans 80 % des cas, l'infection peut cependant provoquer chez l'humain de la fièvre, des céphalées, une asthénie, des nausées, des vomissements, une éruption cutanée (sur le tronc) et une adénopathie (gonflement des ganglions). La forme grave (méningite ou encéphalite résultant d'une complication neuro-invasive) se traduit par de fortes fièvres, une raideur de la nuque, un état de prostration, une faiblesse musculaire, des tremblements, des convulsions, pouvant évoluer en paralysie et coma. Les risques de complications sont accrus au-delà de 60 ans et en cas de problèmes de santé préexistants. Le diagnostic repose généralement sur le tableau clinique confirmé par des tests sanguins. Le traitement de la forme neuro-invasive de l'infection à virus du Nil occidental est symptomatique et nécessite souvent hospitalisation, assistance respiratoire, perfusion intraveineuse et prévention des infections secondaires. Il n'existe pas de vaccin pour les humains, mais il en existe pour les chevaux, qui développent une maladie grave en présence du virus du Nil occidental. La prévention est le moyen de lutte le plus efficace contre la maladie : elle consiste à réduire le nombre des piqûres de moustiques sur les humains, à la fois en réduisant les populations de moustiques à proximité des humains et en protégeant ces derniers des piqûres de moustiques. Les oiseaux sont le réservoir du virus du Nil occidental. Ce dernier est absorbé par les moustiques lorsqu'ils se nourrissent du sang des oiseaux, et les moustiques le transmettent alors à l'humain lors de leurs piqûres. Le virus peut exceptionnellement être transmis lors de transfusions sanguines, de greffes d'organes, ou de la mère à l'enfant pendant la grossesse, lors de l'accouchement, et pendant l'allaitement. Ce sont les seuls cas de transmission interhumaine connus. Le virus du Nil occidental a été découvert en Ouganda en 1937 et a été détecté en Amérique du Nord en 1999.