vignette|droite|upright=1.2|Conférence de l'Association américaine de suicidologie La suicidologie est l'étude scientifique des comportements suicidaires ainsi que, plus généralement parlant, l'étude scientifique des comportements auto-destructeurs. Plusieurs domaines et disciplines sont impliqués en suicidologie, les deux principaux étant la psychologie et de la sociologie. Chaque année dans le monde, environ un million de personnes meurent par suicide, ce qui représente un taux de mortalité de 16 sur habitants, soit un décès toutes les quarante secondes. Le suicide est en grande partie évitable par de bonnes interventions, de bonnes connaissances sur le suicide, et une évolution des mentalités à l'égard du suicide, qui permettrait d'aborder cette question plus ouvertement. Le suicide est mentionné pour la première fois en 1737 par l'abbé Desfontaines et repris par les Encyclopédistes du siècle des Lumières. Au , son étude est abordée. En 1838, le médecin français Jean-Étiennen Esquirol fait de la réaction suicidaire un symptôme psychopathique, en raison de sa grande fréquence dans les maladies mentales. Il écrit : . Le suicide est ainsi introduit dans la tradition psychiatrique qui cherche les principes d'explication dans les individus. De nombreux psychiatres considèrent les conduites suicidaires comme témoignant d'une pathologie ; certains auteurs, tout en admettant que tous les suicidants ne sont pas malades, pensent néanmoins qu'au moment du passage à l'acte, leur état émotionnel ou affectif est pathologique. Selon la tradition psychiatrique, l'instinct de conservation est naturel chez l'homme et l'animal et sa suppression résulte de causes morbides (au sens de pathologiques). Une approche s'oppose à cette école de pensée : la sociologie, qui cherche dans le milieu social les causes des suicides. Vers la fin du , Émile Durkheim développe cette approche. Pour Durkheim le mot suicide est appliqué à tous les cas de mort qui résultent directement ou indirectement d'une action positive (au sens d'active) ou négative de la victime elle-même qui sait que son action provoquera sa mort.