vignette|redresse=1.5|Anatolie hittite vignette|redresse=1.5|L'empire Hittite (rouge) succède aux Hattis (-1290) Les Hattis sont un peuple disparu, ayant habité l'Anatolie centrale. Il faut les distinguer du peuple hittite, peuple contemporain qui a soumis le peuple hatti. Le terme Hittites nous est parvenu par la Bible et les sources de l'Orient Ancien en général, et il qualifie un peuple indo-européen d'Anatolie. Leur langue, que l'on nomme aujourd'hui hittite, était appelée nesili (nésite) par les Hittites eux-mêmes, en rapport avec la ville de Nesa (Kanesh). Ce qu'ils appelaient hattili (langue hatti) était en fait la langue du peuple vivant dans la région du Hatti (capitale Hattusa), en Anatolie centrale (près de l'actuelle Ankara), dans laquelle les Hittites s'installèrent et d'où ils fondèrent un puissant royaume, continuant à appeler le pays « Hatti », et qui leur donna leur nom. Le peuple hatti reste très mal connu. On considère généralement qu'ils occupent l'Anatolie depuis plus longtemps que certaines populations indo-européennes, en premier lieu les Hittites mais aussi les Palaïtes, car ceux-ci leur ont emprunté une partie de leur vocabulaire, de leurs dieux et de leur religion. Il est cependant impossible de déterminer clairement des traits proprement hattis dans les découvertes archéologiques de l'Anatolie centrale protohistorique (), tant la culture matérielle de la région est homogène à cette période, même si des tentatives intéressantes ont été effectuées. Les premières sources historiques pour la région sont celles des archives des marchands assyriens ayant établi des comptoirs en Cappadoce (), dans un pays dominé par les Hittites-Nésites, mais où les éléments hattis sont encore présents. Il est toutefois plus logique de chercher l'habitat des Hattis dans la région qui a donné leur nom, où existe à cette époque un « royaume du Hatti », dont la capitale est située à Hattusa, la future capitale des Hittites. Ce royaume apparaît allié à une autre entité politique située plus au nord, le royaume de Zalpa.