L'éducation juive (hébreu : חינוך, Hinoukh, « éducation ») désigne initialement la transmission des rudiments, principes et lois religieuses du judaïsme. Au vu de l'accent mis sur l'étude de la Torah, beaucoup de commentateurs ont dit que le judaïsme est caractérisé par un apprentissage permanent qui commence dans l'enfance et continue à l'âge adulte. Si ce modèle est demeuré relativement inchangé jusqu'à nos jours dans le monde haredi, il a été en revanche plus ou moins fortement adapté aux sensibilités des sociétés juives sécularisées, où une éducation moins formelle et davantage axée sur les aspects profanes du fait juif, comme l'histoire, la culture et l'identité juives, a pris une place, plus ou moins importante selon le niveau d'assimilation culturelle, par rapport à cet enseignement purement religieux. Il n'existe pas de prescription parmi les 613 mitzvot énumérées dans la tradition rabbinique exprimant spécifiquement le devoir d'enseigner la Torah aux enfants, bien qu'il existe le commandement du Haqhel, une lecture publique de la Torah faite par le roi devant le peuple à l'issue de la Fête tous les sept ans. Cependant, la Bible hébraïque insiste à plusieurs reprises sur l'importance de l'éducation, le devoir d'expliquer le pourquoi des rites aux descendants, de leur inculquer les paroles du Shema et d'en parler, de sorte que, les connaissant clairement, ils en arrivent à la conclusion qu'il doivent vivre en conformité avec ces rites et principes. Les références à l'éducation ou au précepteur abondent dans la littérature biblique tardive. Cependant, s'il ressort d'après la Bible que les Israélites étaient dans leur ensemble alphabétisés (encore que les données archéologiques ne permettent pas de conclure à une alphabétisation avant le ), rien n'indique de façon claire et univoque un enseignement doctrinal bien que le Livre des Macchabées (non inclus dans le canon biblique hébraïque), rédigé dans un contexte de lutte contre l'hellénisme, en comporte un.