vignette|440px|Pourcentage de musulmans par paysVert : sunnisme, violet : chiisme, noir : ibadisme.
L’ibadisme (الاباضية al-ibāḍiyya) est une tendance de l'islam fondée moins de cinquante ans après la mort du prophète Mahomet.
L’ibadisme a été chassé par d'autres courants musulmans pour ses pensées politiques : selon les ibadites, le commandeur des croyants ne doit pas être nécessairement de la lignée de Mahomet, ni d'une certaine ethnie ou couleur.
L'ibadisme est le courant dominant du sultanat d'Oman. Il est aussi présent dans certaines régions du Maghreb, notamment dans la région du Mzab et à Ouargla en Algérie avec le kharidjisme (dont est issu l'ibadisme), dans le Djebel Nefoussa en Libye, à Djerba en Tunisie, mais aussi en Afrique de l'Est, en Tanzanie (à Zanzibar) et au Kenya.
Les ibadites ont leur propre école juridique. Ils se considèrent de nos jours comme la cinquième école du sunnisme. L'ijtihad est réservé aux savants et les ibadites ont leurs propres recueils de hadiths.
Le nom de ce courant dérive de celui d'Abdullah ibn Ibad al-Tamimi. Cependant, les disciples de cette école revendiquent que Jabir ibn Zaid al-Azdi, originaire d'Oman, était leur vrai fondateur. Il fut parmi les meilleurs élèves d'Aïcha, la femme de Mahomet, et de Abdullah ibn
Abbas, le cousin de Mahomet et également l'un des grands connaisseurs des principes islamiques après lui.
L’école ibadite se concentre sur la vue islamique de la vie : principes, travail, égalité, etc. Pendant toute leur Histoire, les ibadites ont développé les études islamiques et celles de la langue arabe.
L’ibadisme fut persécuté par les partisans d'autres courants musulmans pour son contenu politique : pour les ibadites, le commandeur des croyants ne doit pas être nécessairement de la lignée de Mahomet et on ne doit pas prendre en compte son appartenance ethnique s'il a les qualités requises pour être calife.
Quatrième calife, Ali, le cousin de Mahomet, était l'un de ses compagnons et fut désigné comme successeur.