Sarcophage des Époux est le nom donné aux urnes funéraires étrusques monumentales en terracotta (initialement polychrome), représentant deux époux allongés ensemble dans la pose du banquet étrusque, et dont les cendres ou les corps inhumés sont contenus dans l'urne (suivant les tailles). Fabriquées à Caere vers 520 av. J.-C., ces urnes sont découvertes dans la nécropole de Banditaccia à Cerveteri, dans le Latium, vers 1850 par le marquis Giampietro Campana. Plusieurs exemplaires existent : Un exemplaire détenu initialement par l'ancienne collection Campana, en 1845, est acquis par Napoléon III en 1861 pour le musée du Louvre. Une autre, similaire, est conservée au Musée national étrusque de la villa Giulia de Rome. Plus traditionnelle dans ses dimensions, celle du Musée archéologique national d'Ombrie à Pérouse et celles issues de la nécropole de Monterozzi, conservées à Tarquinia. Celles du Musée Guarnacci de Volterra, urnes cinéraires de plus petite taille. Une de type Caere en terracotta a été conservée quelque temps au British Museum de Londres mais elle s'est avérée être un faux étrusque. Ce type d'urne cinéraire est conforme aux traditions étrusques associées au culte de leurs morts : l'urne comporte un vase et un couvercle sur lequel est représenté, en sculpture, le défunt en position de banqueteur, allongé sur le triclinium et dans la pose du vivant, souriant, le coude gauche appuyé (sdraiato) sur des outres à vin, les jambes enveloppées. Le désintérêt du réalisme dans les proportions anatomiques non respectées entre le visage, le corps et les jambes est typique de l'esthétique étrusque, qui cherche davantage dans la représentation des personnages un aspect symbolique. Dans le Sarcophage des Époux, la première particularité repose sur sa taille (celle du Louvre : ) qui lui a fait attribuer initialement, à sa découverte, le nom de sarcophage.