vignette|« Scène de la bulle spéculative des Mers du Sud, dans le style de Hogarth », par Edward Matthew Ward (1816-1879). vignette|alt=Action de la South Sea Company de 1 000 £ (10 shares de 100 £ chacune), émise à Londres le 22 juin 1720, payée 4 000 £ au cours de bourse de ce jour-là, soit 400 pour cent.|Action de la South Sea Company de 1 000 £ (10 shares de 100 £ chacune), émise à Londres le 22 juin 1720, payée 4 000 £ au cours de bourse de ce jour-là, soit 400 pour cent. vignette|Cours de la Compagnie des mers du Sud à l'origine du krach de 1720. La Compagnie de la mer du Sud (en South Sea Company) était une société de commerce au long cours fondée en 1711 en Angleterre par le Britannique Robert Harley (alors chef du parti Tory). Spécialisée dans la guerre de course, elle succombe à la spéculation boursière et sa disparition prélude l'éclatement de la bulle financière de 1720. La Compagnie de la mer du Sud se voit confier le monopole sur le commerce avec les colonies espagnoles en Amérique, appelé asiento, et vise en particulier les établissements de la côte Pacifique, au Pérou et en Équateur, d'où les galions reviennent chargés d'or. Les expéditions des corsaires malouins dans les Mers du Sud ont aiguisé les appétits. Ce monopole suppose des concessions commerciales favorables à la Grande-Bretagne à la suite de la guerre de Succession d'Espagne, que Harley espère obtenir en entamant des négociations secrètes avec l'Espagne. En contrepartie du monopole, la Compagnie de la mer du Sud accepte d'échanger dix millions de livres en bons du trésor contre des actions à un taux d'intérêt de 6 %, une proposition réconfortante pour ses investisseurs puisqu'elle a ainsi la garantie d'une rente perpétuelle. Dès , un accord est signé avec la Royal African Company pour transporter des esclaves en Jamaïque.
Thomas Jean Victor Marie Lanvin
John Richard Thome, Jackson Braz Marcinichen, Philippe Aubin, Raffaele Luca Amalfi, Filippo Cataldo, Brian Paul D'Entremont