La bataille de Philippes (septembre – ) voit, au cours de deux affrontements successifs, les triumvirs Octave et Antoine vaincre les républicains Brutus et Cassius dans la plaine à l'ouest de Philippes, en Macédoine orientale. Cette défaite sonne le glas des espoirs du Sénat de préserver le régime républicain. Guerre civile des Libérateurs Après le coup d'État d'Octave qui se fait élire consul par les comices le , et la conclusion du second triumvirat le avec Lépide et Marc Antoine, les espoirs du Sénat de maintenir la république reposent sur les assassins de César, Brutus et Cassius, qui se sont enfuis en Orient en En automne 43, Cassius qui a pris la tête des légions de Syrie et d'Égypte, et vaincu le césarien Dolabella à Laodicée, fait sa jonction avec Brutus à Smyrne. Tous deux décident alors la guerre totale contre les triumvirs. Brutus et Cassius franchissent les détroits avec une armée imposante de vingt légions accompagnées d'une importante cavalerie. Antoine et Octave traversent l'Adriatique puis la Grèce avec vingt-huit de leurs quarante-trois légions. Ils en détachent une armée de huit légions qu'ils envoient sous le commandement de L. Decidius Saxa et de C. Norbanus Flaccus à la rencontre des républicains. Cette armée traverse toute la Macédoine pour aller interdire l'accès de deux défilés en Thrace : Decidius occupe celui des Korpiles et Norbanus celui des Sapéens. Brutus et Cassius sont prévenus de la présence de Norbanus aux défilés des Sapéens par le prince thrace Rhaskuporis, leur allié. Ils contournent l'obstacle grâce à un stratagème : ils envoient leur flotte, menée par Tillius Cimber, avec une légion, contourner le cap Serrheion et longer la côte pour faire croire qu'ils n'ont pas besoin de la route terrestre. Effectivement, Norbanus, impressionné par la démonstration de force, ordonne à Decidius de faire retraite, ce qui dégage le défilé des Korpiles pour les républicains. vignette|upright=3|centré|Mouvements des armées avant la bataille de Philippes (d'après Collart 1937, pl. XXVIII).