La cotation en escalade est une évaluation de la difficulté d'une voie, qui prend en considération son type, son engagement, sa technicité et l'effort physique qu'elle demande. Le grimpeur qui réussit la première ascension d'une voie détermine généralement sa première cotation. Cette évaluation est subjective, compte tenu du ressenti, de l'expérience et du niveau d'entraînement des grimpeurs. Elle reste cependant le meilleur moyen pour obtenir une estimation de la difficulté générale de la voie, qui est confirmée ou ajustée au fil des répétitions. En escalade sportive, la cotation repose sur la méthode la plus facile, c'est-à-dire la difficulté d'une réalisation après travail (sans considérer les difficultés de lecture d'une tentative à vue). Ainsi, si une méthode plus facile est découverte, la cotation sera revue à la baisse. La difficulté est estimée pour une ascension en tête, sans s'aider des points d'assurage pour progresser et sans se reposer pendu à la corde. Pour les voies difficiles (>7a), la cotation repose généralement sur une réalisation avec les dégaines en place. thumb|L'échelle des six degrés en escalade selon Willo Welzenbach. « Des tentatives de cotation, d'harmonisation des difficultés selon un barème unanimement admis, ont lieu tout au long de la seconde moitié du » et, en 1894, le grimpeur autrichien Fritz Benesch introduit une échelle de difficultés dans son guide sur le massif du Rax. L'idée d'une cotation apparaît également au sein du Groupe de haute montagne (GHM) au début des années 1920, en même temps que se développe l'alpinisme sans guide, et la rédaction de topos. En 1925 l'alpiniste allemand Willo Welzenbach introduit une échelle de six degrés de difficulté allant de « facile » à « extrêmement difficile », le premier degré étant celui où apparaît la nécessité d'utiliser les mains, et le sixième la limite des possibilités humaines. Définie au départ pour les escalades calcaire des Alpes orientales, elle est adaptée aux Alpes occidentales par le Français Lucien Devies en 1935 en la limitant « aux seules escalades purement rocheuses supposées en bonnes conditions ».