L'article 48 de la Constitution de Weimar donne au président du Reich le pouvoir, sous certaines circonstances, de prendre des décisions d'urgence sans préavis du Reichstag. Il est paradoxalement responsable de la chute de la République de Weimar et permet l'arrivée au pouvoir du chancelier Adolf Hitler. L'article 48 de la constitution de Weimar stipule: Après le Traité de Versailles, une période d'hyperinflation sévère touche l'Allemagne entre 1921 et 1923, suivie de l'occupation de la Ruhr entre 1923 et 1925. Friedrich Ebert, homme politique allemand social démocrate et premier président de la République de Weimar, utilise l'article 48 à 136 reprises, cela inclut la déposition des gouvernements (élus en toute légalité) dans les Lander de Saxe et en Thuringe quand ces États étaient le théâtre de désordres. Il utilise également l'article 48 pour introduire des lois pour protéger le pays de la crise économique liée à la Grande Dépression. L'article 48 sera d'une grande importance par la suite pour la prise de pouvoir du parti Nazi et du chancelier du III Reich, Adolf Hitler. Cette législation affaiblit la république de Weimar car au lieu d'être une solution pour les problèmes d'importance nationale, cet article est finalement utilisé comme moyen d'accession au pouvoir pour le nazisme. En effet, à la suite de l'incendie du Reichstag en 1933, Hitler utilise les pleins pouvoirs conférés par cet article constitutionnel pour promulguer la loi allemande des pleins pouvoirs de 1933. Ainsi, cette loi permet de supprimer en totalité le Reichstag comme pouvoir politique et ouvre la voie à la suppression des autres partis politiques le . Le texte de loi lié à l'Article 48 ne précise pas quelle urgence justifie l'utilisation de cette législation et n'exprime pas quels pouvoirs sont accordés au président du Reich d'adopter, publier ou même de promulguer des lois. Néanmoins, il est clairement indiqué dans l'article que les gouvernements des Länder et ainsi le Reichstag peuvent annuler toute législation promulguée par le pouvoir de décision conféré par l'article 48 en cas de danger pour la République.