thumb|Podia d'oursin visibles entre les piquants. Les podia (singulier podion) sont de petits organes disposés en rangées le long du corps des échinodermes et qui jouent un rôle dans leur locomotion, mais aussi parfois leur nutrition et respiration. thumb|upright=1.3|Podia d'oursin-tortue, parmi les plus puissants des oursins. thumb|Podia d'une étoile de mer polaire (Leptasterias polaris). thumb|upright=0.9|Gros plan sur les pinnules d'un crinoïde : on voit les rangées de podia translucides. Parfois nommés en français pieds ambulacraires ou tubes ambulacraires, ces organes se présentent sous la forme de petits tubes mous, cylindriques et creux, contractiles voire rétractiles. Ils sont reliés au système aquifère des échinodermes, qui commande leur turgescence. Ils peuvent se terminer ou non par une « ventouse » (en fait une plate-forme collante, sans pouvoir aspirant). Ils semblent avoir servi à l'origine à acheminer la nourriture vers la bouche (c'est encore le cas chez les crinoïdes et certains échinodermes suspensivores), mais ont évolué chez les étoiles de mer, les holothuries et les oursins vers une fonction locomotrice. Leur nombre et la finesse de leur épiderme leur confère aussi un rôle respiratoire chez de nombreuses espèces dépourvues d'organes spécialisés dans la respiration (notamment les oursins irréguliers). Contrairement à une idée très répandue (et longtemps admise par les scientifiques), les podia ne sont pas des ventouses : ils ne sont généralement pourvus d'aucun système de succion, et ne disposent normalement pas d'une cavité à vide. Leur pouvoir adhérant est en fait dû à la sécrétion d'une puissante colle sécrétée par des cellules spécialisées. Lors du détachement, ces cellules sécrètent un dissolvant, qui dissout la structure collante et permet la libération du podion. La « ventouse » située à l'extrémité est donc en fait un simple élargissement terminal du podion, et sert à augmenter la surface d'adhésion au substrat (elle est d'ailleurs généralement plate et pas concave).