upright=1.5|thumb|Un ouroboros. L’ouroboros est un dessin ou un objet représentant un serpent ou un dragon qui se mord la queue. Il s'agit d'un mot grec ancien, , formé à partir des deux mots οὐρά (queue) et βορός (vorace, glouton), qui signifie littéralement « qui se mord la queue » ; il a été latinisé sous la forme . thumb|De Lapide Philosophico. vignette|Représentation d'un ouroboros sur une des faces d'un des sarcophages de Toutânkhamon. L'ouroboros est un symbole très ancien que l'on rencontre dans plusieurs cultures sur tous les continents. La représentation la plus ancienne connue est sans doute une représentation égyptienne datant du avant notre ère : Les premières représentations figurées remontent à la : on en a notamment des exemples sur une des chapelles dorées de Toutânkhamon. Par la suite, le motif est fréquemment employé : on le trouve sur les cercueils et sur les vignettes des papyrus dits mythologiques. Sa forme circulaire a suscité diverses interprétations de la part des Égyptiens. Il semblerait qu'à l'origine, on ait considéré l'ouroboros comme marquant la limite entre le Noun et le monde ordonné ; entourant la totalité du monde existant, il en vient tout naturellement à symboliser le cycle du temps et de l'éternité. En outre, l'ouroboros fut parfois représenté encerclant le soleil naissant à l'horizon du ciel, pour figurer la renaissance de l'astre du jour, chaque matin, au sortir du Noun. Il fut, dès lors, perçu comme un symbole de rajeunissement et de résurrection, d'où sa présence sur les cercueils. Il semble qu'on lui ait parfois attribué un rôle de protecteur. Par ailleurs, puisqu'il se mange la queue, on l'a aussi considéré comme un symbole d'autodestruction et d'anéantissement. Cependant, les dragons de la culture chinoise Hongshan (-4700 / -2600), appelés dragon-cochon (猪龍, zhulong, en chinois et Pig dragon en anglais), faits en jade, ont pu inspirer les représentations anciennes grâce aux échanges nés de la route de la soie.