La morphoanalyse des traces de sang est une discipline de criminalistique qui interprète les traces de sang sur les scènes de crime, de suicide ou d'accident, lorsque les faits sont incertains ou suspects. Cette analyse apporte des indices précieux pour l'enquête en déterminant les événements à l'origine des traces étudiées. Quand cela est possible, elle établit également une chronologie de ces événements et localise les différents acteurs (victime, agresseur, spectateur...) lors des effusions sanglantes déterminées. Le sang est un élément de preuve retrouvé, et même recherché, sur les scènes de faits de violence. Il s'observe sur le cadavre (peau ou vêtement) et aussi sur le sol, les murs, les objets divers présents dans l'environnement proche ou éloigné du cadavre. La manipulation du cadavre doit être prudente, et précédée de croquis, mesures et photographies. La photographie en criminalistique présente trois niveaux : vue d’ensemble, ce type d'image donne à qui n’était pas sur les lieux un bon aperçu de la situation. Elle permet de placer les traces de sang dans le lieu. vue de travail : ces images donnent les détails de chaque indice. Ce cliché doit respecter un angle de prise de vue de 90°, la présence d'une référence, d'un test centimétrique et bien sur une prise de vue nette et complète du sujet photographié. Elle permet de voir tous les critères morphologiques permettant l'identification de la trace de sang vue de détail : ces images documentent des éléments présents au sein des indices. Elle permet de voir des traces interagissant entre-elles, de voir les épines en périphérie des traces passives sur surface horizontales par exemple. La mise en évidence de sang est relativement aisée quand il est frais, moins quand il est séché reposant sur un support poreux ou à cavités, comme des rainures. La recherche visuelle se fait sous éclairage adapté. Une suspicion de taches de sang lavées ou essuyés fait utiliser des produits de révélations, qui réalisent une catalyse d'oxydation au contact de l'hémoglobine.