vignette|redresse=1.2|La colline d’Hobbitebourg, où se trouve Cul-de-Sac (Bag End), la demeure de Bilbo Baggins (décor employé dans l'adaptation cinématographique par Peter Jackson de l’œuvre de Tolkien).Le succès de l’œuvre de J.R.R. Tolkien a introduit un véritable concernant la reprise de l'univers fictionnel qu'il a introduit. L’expression suspension consentie de l'incrédulité (de l'anglais willing suspension of disbelief) décrit l’opération mentale effectuée par le lecteur ou le spectateur d'une œuvre de fiction qui accepte, le temps de la consultation de l'œuvre, de mettre de côté son scepticisme. Ce concept a été nommé en 1817 dans un texte de Samuel Coleridge. En narratologie, on l'appelle plus souvent suspension volontaire de l'incrédulité, suspension d'incrédulité ou trêve de l'incrédulité, voire suspension délibérée de l'incrédulité. En prestidigitation, on l'appelle la « suspension du refus de croire ». Samuel Taylor Coleridge, écrivain, critique et poète britannique, serait l'inventeur du concept dans sa , un essai sur la création et la lecture de la poésie publié en 1817. Il suggère que si un auteur réussit à insuffler un intérêt et une vraisemblance dans un récit fantastique, le lecteur suspendra son jugement à propos de l'impossibilité d'une telle narration. La suspension consentie d'incrédulité est tout particulièrement importante dans le cadre de fictions d'action, de comédie, de fantastique et d'horreur, et de toute fiction qui contient des cascades complexes, des effets spéciaux mais aussi des arcs narratifs non-réalistes ou des personnages non-crédibles. Un tel concept avait déjà été évoqué auparavant avec Ut pictura poesis dans l'Ars Poetica du poète romain Horace, dans un contexte marqué par une baisse de la superstition et un scepticisme accru. Shakespeare avait aussi mentionné cette notion dans le prologue de Henri V : « (...) nous mettions en œuvre les forces de vos imaginations.(...) Suppléez par votre pensée à nos imperfections (...) et créez une armée imaginaire (...