Le national-syndicalisme est une mouvance politique issue du rapprochement entre syndicalisme et nationalisme intégral. Le national-syndicalisme serait né en France et se développa en Europe au début du . Selon l'historien François Godicheau, « le national-syndicalisme n'est que la version espagnole de l'idéologie corporatiste imprégnant dans les années 1930 tous les mouvements et dictatures d'extrême-droite ». En 1900, Charles Maurras déclare dans le quotidien L'Action française que le socialisme antidémocratique est la forme "pure" et "correcte" du socialisme. De là, lui ainsi que d'autres membres d′Action française, Jacques Bainville, Jean Rivain, et Georges Valois, intéressés par les idées de Georges Sorel, élaborent la possibilité d'un rapprochement entre les deux mouvements, souhaitant mettre en place une collaboration avec les syndicalistes révolutionnaires. Une telle collaboration voit le jour en 1908 avec Émile Janvion. À la suite de cette collaboration, Janvion fonde le journal Terre libre. La tentative de collaboration entre le nationalisme intégral d′Action française et le syndicalisme révolutionnaire de Sorel commence en 1909. Le lien est établi après que Sorel ait lu la seconde édition du livre Enquête sur la monarchie de Maurras. Maurras évoque favorablement Sorel et le syndicalisme révolutionnaire dans son livre, et lui envoi une copie de la nouvelle édition. Sorel lit le livre et, en , adresse ses compliments à Maurras par courrier. Trois mois plus tard, le , Sorel publie dans Il Divenire sociale, un journal syndicaliste-révolutionnaire italien de premier plan, un essai dans lequel il relate son admiration pour Maurras et l′Action française. Sorel axe son support sur l'idée antidémocratique, clamant notamment qu′Action française était l'unique force capable de combattre la démocratie. En 1910, Sorel et Valois décident de créer un journal national-socialiste nommé La cité française. Un prospectus du nouveau journal est publié en et signé à la fois par les syndicalistes révolutionnaires Sorel et Édouard Berth, et par les membres d'Action française Jean Variot, Pierre Gilbert et Georges Valois.