vignette|Les dirigeants de l'Action française défilant lors de la fête de Jeanne d'Arc, le . Le nationalisme intégral, souvent désigné comme maurrassisme, est une idéologie politique théorisée par Charles Maurras au début du . Il s'est principalement exprimé dans les cercles royalistes de l'Action française. La base de cette doctrine repose sur l'unité de la société. vignette|upright=0.8|Charles Maurras, théoricien du nationalisme intégral. Le nationalisme intégral a pour ambition d'être une doctrine contre-révolutionnaire, et censée assurer la cohésion de la France et sa grandeur. Elle part d'un mot d'ordre : « Politique d'abord », d'un postulat : le patriotisme, que la Révolution aurait effacé au profit du nationalisme, et d'un constat : la société française de la fin du est minée par la décadence et la corruption. Selon lui, ces maux remontent principalement à la Révolution française, et atteignent leur paroxysme dans l'affaire Dreyfus. Les influences philosophiques dont se réclame Charles Maurras vont de Platon et Aristote à Joseph de Maistre en passant par Dante, Thomas d'Aquin et Auguste Comte. Ses influences historiques vont de Sainte-Beuve à Fustel de Coulanges en passant par Taine et Ernest Renan. Pour Maurras, le coupable est l'esprit révolutionnaire et romantique, véhiculé par les forces libérales que furent selon lui à cette époque les quatre « États confédérés » qu'il avait définis en 1949 dans Pour un jeune Français, à savoir : les juifs, les protestants, les francs-maçons, et les étrangers (que Maurras appelle « métèques »). Ces états confédérés représentent l'anti-France, ils ne peuvent en aucun cas faire partie de la nation française. Le nationalisme intégral semble naître d'un désir d'ordre chez le jeune Charles Maurras. Sur le plan philosophique, ce désir d'ordre entraîne un attachement inconditionnel à la raison, et sur le plan artistique, à la défense du classicisme contre les « débordements » des sens du romantisme. Sur le plan politique, il implique la recherche d'un régime d'autorité.