Les Boers (de l'afrikaans « boer », , signifiant « paysan », pluriel « Boere ») sont les pionniers blancs d'Afrique du Sud, originaires, pour la plupart, des régions néerlandophones d'Europe, des provinces indépendantes du Nord, alors appelées Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), mais venant aussi d'Allemagne et de France. Au eut également lieu, à moindre échelle, une émigration des Pays-Bas vers la colonie de Guyane néerlandaise (actuel Suriname). Les descendants de ces colons sont encore aujourd'hui appelés Boeroe's (se prononce [bu:ru:]). Au , le terme de Boers, désignant souvent les habitants des zones rurales de langue afrikaans, a été supplanté par celui d'Afrikaners, englobant tous les Sud-Africains blancs, urbains ou ruraux, de langue maternelle néerlandaise ou afrikaans. Les Boers sont les descendants des colons d'origine néerlandaise, allemande et française qui, à partir du , vont progressivement occuper la région du cap de Bonne-Espérance. Le , au commandement de cinq navires de la compagnie néerlandaise des Indes orientales (nommés Reijer, Oliphant, Goede Hoop, Walvisch, Dromedaris), le capitaine Jan van Riebeeck débarque dans la baie de la Table près de la péninsule du Cap de Bonne-Espérance, à la pointe sud-ouest de l'Afrique. C'est avec quatre-vingt-dix pionniers dont seulement huit femmes qu'il fonde Le Cap, la cité-mère de la future République d'Afrique du Sud, alors simple comptoir commercial sur la route des Indes. Jan van Riebeeck ne devait pas établir une colonie mais un établissement relais pour les navires en route vers les Indes orientales. Néanmoins, pour augmenter la production agricole de la colonie afin de nourrir la population et assurer le ravitaillement des navires, il recommanda que des colons soient libérés de leurs obligations vis-à-vis de la compagnie et autorisés à s'installer comme fermiers au Cap et à commercer. C'est en février 1657 que la compagnie délivra ainsi ses premières autorisations à neuf (ex-)employés pour s'établir librement le long de la rivière Liesbeek.