vignette|Drapeau de un syndicalisme révolutionnaire du socialisme libertaire. vignette|Drapeaux de la Freie Arbeiter-Union en 2010. L'anarcho-syndicalisme, syndicalisme libertaire ou syndicalisme anarchiste est un syndicalisme basé sur les principes de fonctionnement de l'anarchisme. Il propose une méthode, le syndicalisme, couplée à l'action directe et à la grève générale expropriatrice, comme moyens de lutte et d'accès vers une société libertaire. Il pose le primat de la logique syndicale face à l'action politique ou partisane dans le développement du mouvement ouvrier et l'émergence d'une société décentralisée, libre de toute forme de coercition étatique et fondée avant tout sur l'autogestion des unités de production. L'idéologie de l'anarcho-syndicalisme procède pour l'essentiel de la pensée de Michel Bakounine. Il peut être compris comme synonyme de socialisme libertaire ou de communisme libertaire. Il est parfois confondu avec le syndicalisme révolutionnaire. L'anarcho-syndicalisme devient le courant dominant au sein de l'anarchisme après la faillite de sa tendance insurrectionnelle au cours des années 1880-1890. Il ne se configure en tant que mouvement cohérent qu'au début du . En Espagne, ils jouent un rôle plus éminent encore au sein de la Confédération nationale du travail. Le projet des anarcho-syndicalistes est l'établissement d'un nouvel ordre social juste et émancipateur (et non pas le « désordre » social), grâce à l'abolition conjointe du capitalisme et de l’État. Les anarcho-syndicalistes proposent de substituer à la propriété privée, la « possession individuelle » qui, contrairement à la propriété privée, ne garantit aucun droit concernant l'accumulation des biens « non utilisés ». Dans ce courant de philosophie politique, il n'y a pas de centralisme économique ou politique. Les formes d'organisations sont multiples et s'appuient sur la liberté politique grâce au mandatement impératif, à l'autogestion, au fédéralisme et à la démocratie directe.