vignette|En brun la position des montagnes Rocheuses. Le Chinook est un vent de type Foehn que l'on retrouve du côté est des montagnes Rocheuses en Amérique du Nord lorsque la circulation atmosphérique dans la couche sous d'altitude est plus ou moins perpendiculaire à la chaîne et assez forte pour vaincre toute inversion qui se trouverait du côté ouest. Le terme est issu du Chinookan dialecte de la tribu des Chinook, amérindiens de la côte nord-ouest de l'Amérique. La culture populaire veut que Chinook signifie « mangeur de neige », un fort Chinook pouvant faire fondre jusqu'à de neige par jour. La neige fond en partie, alors que le reste se sublime sous l'action du vent sec. Cependant, cette explication est peu probable puisque ces peuples sont établis sur la côte du Pacifique, soit du côté en soulèvement orographique pluvieux lors de ces situations. La véritable origine du nom, vient de l'argot utilisé par les trappeurs à l'époque du commerce de fourrure, qui voulait dire que le vent venait du pays des Chinooks (du fleuve Columbia, c'est-à-dire d'au-delà des Rocheuses). Effet de foehn vignette|Arche dégagée dans les nuages par un Chinook (encadré blanc) dans l'ouest du Montana (Source NOAA). L'air chargé d'humidité venant du Pacifique doit s'élever en rencontrant les montagnes. Nuages et précipitations affectent donc le côté ouest des pentes ce qui assèche la masse d'air. De plus sa température décroît lors de l'ascension selon l'adiabatique humide (environ /km). Lorsqu'elle redescend dans les Prairies canadiennes et les Grandes Plaines américaines, elle se réchauffe par compression adiabatique selon l'adiabatique sèche (/km). Ceci fait monter soudainement la température de surface en plus de former une bordure très marquée aux nuages débordants des montagnes (arche du Chinook). Ces vents se produisent le plus souvent en hiver alors que la circulation est la plus forte. Ils peuvent faire monter le mercure de ou plus en une heure, passant de températures arctiques à printanières.