La doctrine Truman est une doctrine géopolitique selon laquelle les États-Unis se doivent de soutenir les régimes démocratiques face aux régimes autoritaires dans le cadre de la Guerre froide. Présentée le au Congrès des États-Unis par le président Harry S. Truman, cette doctrine a cimenté la politique interventionniste américaine, entérinant la fin de l'isolationnisme. Alors que la Seconde Guerre mondiale s'achève, la Turquie subit une pression de la part de l'Union des républiques socialistes soviétiques : cette première contrôle les détroits turcs et peut par conséquent bloquer l'entrée des bateaux russes en mer Méditerranée par la mer Noire. L'URSS fait pression sur la Turquie et envoie des bâtiments de guerre. Face à l'incapacité du Royaume-Uni à tenir la zone, les Américains envoient en 1947 de l'aide militaire à la Turquie à hauteur de 100M$, et envoie l'. Cela permet de repousser l'expansion soviétique vers les mers chaudes. Le Royaume-Uni avertit les États-Unis en qu'elle devra interrompre son aide militaire et financière à la Grèce à la fin du mois de mars. Jusqu'alors, les Américains n'envisageaient pas une présence permanente en Europe. Le président Harry S. Truman change la donne, mais doit convaincre le Parti républicain traditionnellement isolationniste. Son cabinet prépare ainsi un discours, volontairement dramatisé, qu'il prononce le 12 mars. Cette doctrine dite Truman se veut ainsi une politique d'endiguement. La doctrine Truman doit beaucoup aux idées exposées par George F. Kennan dans son long télégramme, selon laquelle l'Amérique doit organiser la résistance à l'expansionnisme soviétique pour forcer l'URSS à y renoncer et à se consacrer à ses problèmes économiques intérieurs. Selon Kennan, l'idéologie communiste postule que les contradictions internes du capitalisme rendent sa chute inéluctable ; il en conclut que les chefs communistes n'ont pas d'intérêt à adopter une attitude trop aventureuse et qu'ils adopteront donc une tactique prudente. Truman définit les démocraties par opposition aux régimes autoritaires.