L'essieu (mot dérivé de axe) est un ensemble mécanique constitué de deux roues et d'un axe transversal. Pour des raisons historiques, le terme couvre plusieurs variantes : l'essieu hippomobile, rigide et portant à ses extrémités les moyeux des roues ; l'essieu de chemin de fer, ensemble rigide, et sa variante automobile, le pont rigide ; de façon plus générale, le dispositif mécanique d'un véhicule à roues les liant entre elles par leurs moyeux. Cet ensemble peut être articulé comme, par exemple, l'essieu De Dion. En technique automobile, l'essieu rigide a été prépondérant jusque dans les années 1930 mais subsiste toujours sur beaucoup de véhicules en particulier les utilitaires de grandes dimensions. La distance séparant l’« essieu avant » de l’« essieu arrière » est appelé l'empattement. La voie est la distance entre les deux roues d'un même essieu, prise au centre de la surface de contact du pneu sur le sol. Au départ, on ne cumulait jamais sur le même essieu les deux fonctions de direction et de motricité par souci de simplicité : ainsi sur un véhicule standard, l'essieu avant assure la direction : hormis la solution de l'essieu pivotant, il est plus souvent complété par des porte-fusées orientés à l'aide du mécanisme actionné par le volant ; l'essieu arrière assure la propulsion : il comporte donc un mécanisme chargé de transmettre le couple moteur aux roues arrière : c'est la transmission ou pont ; il est désigné par le terme « essieu moteur ». Pour dépasser la charge limite par essieu, les véhicules lourds peuvent multiplier leurs essieux aussi bien moteurs que porteurs. On parle alors d' « essieux jumelés ». Une autre variante est le pont-portique pour les véhicules tout-terrain, qui améliore la garde au sol.
Pablo Antolin Sanchez, Nan Zhang