La zoophilie (du grec ancien / zỗion (« animal ») et / philía (« amitié »), est une paraphilie dans laquelle un animal est l'objet du désir sexuel. Apparu au , le terme est à l'origine utilisé dans un sens « platonique ». Ainsi, un journal animé par Victor Hugo s'appelait Le Zoophile. Par extension, le terme a ensuite désigné l'attirance sexuelle d'un être humain pour un ou plusieurs animaux, acception aujourd'hui la plus courante. Les individus ayant une attirance ou une excitation envers des animaux sont appelés « zoophiles ». Généralement considérée comme une déviance ou une perversion sexuelle, elle devient une paraphilie si elle remplit ces critères, bien qu'elle ne soit plus mentionnée depuis 1980 dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), la référence psychiatrique américaine et mondiale en matière de troubles mentaux. Certains, par exemple le philosophe et auteur Peter Singer (qui milite dans les mouvements pour les droits des animaux), affirment que le sexe homme-animal n'est pas intrinsèquement immoral. Cette pratique était autrefois connue sous le nom de « bestialité ». Au , ce terme est souvent utilisé pour désigner le passage à l'acte sexuel effectif qui peut découler d'une attirance zoophile. Il est aussi question, dans ce cas, d'« actes zoophiles ». Dans la plupart des pays, les activités zoophiles sont illégales en vertu des lois de cruauté envers les animaux ou de « crime contre la nature » ; cependant, la notion d'« abus » est contestée par certains zoophiles. thumb|250px|Chèvre sodomisée par un berger grec, lithographie de Paul Avril. Le terme « zoophilie » est employé pour la première fois en 1886 par Richard von Krafft-Ebing, dans son livre Psychopathia sexualis. En sexologie, en psychologie et dans le langage courant, ce terme possède une large signification, telles que : l'affinité, l'affection, ou bien l'attirance sexuelle pour un partenaire non-humain. Ce terme désigne l'attirance sexuelle envers les animaux et, moins couramment, la paraphilie du même nom.