Concept

Polyrythmie

Résumé
vignette|hémiole représentée par 3/4-6/8 polymètre La polyrythmie consiste à superposer plusieurs rythmes d'accentuations différentes, par exemple binaires et ternaires. Chaque partie rythmique est appelée « motif » quand il s’agit d’un rythme qui se répète. La notion de rythmique, et donc de polyrythmie, ne se limite pas à des parties de percussions. On peut donc construire le rythme « de base » suivant (ce rythme est souvent appelé un « trois sur quatre ») : Les o symbolisent chacun une noire et les × un soupir (un silence de la durée d’une noire) On constate alors qu'on retrouve la position initiale au bout d'une période de 12 temps (3x4 temps sur 4x3 temps). Une application plus compliquée peut être de concevoir des mesures composées, ou d’inclure des divisions artificielles : triolet, quintolet... Note sur l’exemple : cet exemple résulte d’un changement de mesure (d’une mesure à 4/4 on passe à une mesure à 3/4) et donc d’une « polymétrie » plus que d’une polyrythmie. Dans une mesure binaire (disons 2/4), une première portée constituée de 4 croches superposées à une seconde constituée de 2 triolets de croches sont un bon exemple de polyrythmie. Les musiques africaines, indiennes et arabes utilisent de multiples formes de polyrythmie. En occident, dès le Moyen Âge, elle est présente dans les polyphonies médiévales et demeure surtout dans les musiques folkloriques particulièrement du centre de l'Europe. Igor Stravinsky avec Le Sacre du printemps en 1913 transcende cette technique suivi par Béla Bartók et Charles Ives. Plus tard, les techniques de musique minimaliste telles que le déphasage théorisé par Steve Reich (Drumming, 1971) utiliseront des procédés très savants de polyrythmie. Philip Glass utilise la polyrythmie dans son album Glassworks, comme introduction (Ouverture) et conclusion (Closing). Celle-ci prend la forme de triolets opposés à des croches (notée 3:2).
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