L'histoire économique de la France s'écrit à partir de 476, lors de la « chute de l'Empire romain ». Pour la situation économique pendant la période précédente, voir Économie romaine. gauche|vignette|Évolution en logarithme du PIB réel par habitant de la France en dollars américains 2018 Déclin de l'Empire romain d'Occident Depuis l'antiquité, les voies commerciales empruntent préférentiellement les axes fluviaux et la voie maritime, car le transport terrestre est difficile et n'est rentable que pour des marchandises onéreuses. Les bassins fluviaux sont reliés entre eux par des voies antérieures à la conquête romaine. Les Celtes experts en métallurgie utilisaient des chariots, sur des axes moins construits que les voies romaines, mais mieux adaptés au transport de marchandises (pentes moins accentuées par exemple): les fameuses voies romaines sont voulues avant tout pour transférer rapidement des troupes ou des courriers. L'Empire romain avec sa fiscalité directe peut entretenir une administration et des services publics pléthoriques: en particulier une puissante armée, une administration fiscale performante pouvant gérer le cadastre nécessaire au prélèvement d'un impôt direct et des écoles. Cependant, le fait de devoir entretenir une plèbe oisive alourdit la pression fiscale sur les colonies, à un niveau de moins en moins acceptable. Quand les barbares constituant les troupes auxiliaires de l'armée romaine se retournent contre l'empire et créent leurs propres royaumes, ils conservent les structures économiques existantes et en particulier les voies commerciales et la structure des exploitations agricoles comprenant beaucoup de Latifundia (grands domaines esclavagistes). Ils sont d'autant mieux acceptés qu'ils ne conservent pas le lourd système fiscal impérial et qu'ils ne chassent pas les élites. D'un point de vue monétaire le solidus d'or romain reste la monnaie de base jusqu'aux Carolingiens.