vignette|Aladin dans le jardin magique, illustration de Max Liebert (1912) Aladin ou la Lampe merveilleuse, également intitulé Histoire d’Aladdin, ou la Lampe merveilleuse d'après son titre complet ou Aladin et la Lampe merveilleuse d'après une traduction erronée, voire simplement Aladin, est un conte traditionnel arabo-perse. Conte orphelin, il ne figure pas dans les manuscrits les plus anciens du recueil Les Mille et Une Nuits mais y a été associé à partir du avec la traduction française du recueil par Antoine Galland qui l'augmente de plusieurs contes. Le nom d'Aladin — orthographié à l'origine Aladdin, comme c'est encore le cas dans les pays anglo-saxons — signifie littéralement « élévation de la religion », de l’علاء الدين, : de علاء (« élevé », « sublime ») et de الدين (« religion », « croyance »). En persan, il se prononce encore aujourd'hui Ala e din. Souvent associé au recueil des Mille et Une Nuits, Aladin ou la Lampe merveilleuse ne fait pas partie des manuscrits originaux, contrairement à une idée largement répandue, mais a été ajouté de façon tardive à l'ouvrage tout comme Sinbad le marin et Ali Baba et les Quarante voleurs. Cette nouvelle mouture élargie des Mille et Une Nuits sera largement diffusée au notamment avec la version d'Antoine Galland. Celui-ci s'était fait rapporter en 1701 de Syrie un recueil de contes, pour la plupart d’origine persane et traduits en arabe à la fin du . Il en réalise la première traduction française à laquelle il adjoindra d’autres récits comme ceux de Sinbad et d’Ali Baba. Malgré d'intenses recherches menées depuis le , on n'a jamais pu trouver de sources arabes et orientales à ces histoires . On sait, par le journal tenu par Antoine Galland, que Hanna Dyâb lui raconta seize contes sur lesquels il en publia douze. Parmi ceux-ci, on trouve celui d'Aladin. Dans la version traduite en français que l'on trouve dans Les Mille et Une Nuits, Aladin vit en Chine et est le fils d'un pauvre tailleur appelé Moustafa. C'est un jeune garçon turbulent que ses parents ne parviennent pas à éduquer et qui a de mauvaises fréquentations.