Concept

Bible du roi Jacques

Résumé
vignette|Frontispice de l'édition princeps (1611) de la Bible du roi Jacques, par Cornelis Bol. La Bible du roi Jacques (King James Version en anglais, souvent abrégé KJV), publiée pour la première fois en 1611, est une traduction anglaise de la Bible effectuée sous le règne et à la demande de Jacques d'Angleterre. Elle supplante rapidement la précédente version autorisée, dite Bible des Évêques, d'un caractère trop savant, et devient de facto la Bible standard de l'Église d'Angleterre. L'appellation alternative version autorisée (Authorised Version) a été longtemps utilisée au Royaume-Uni, l'expression Bible du roi Jacques étant considérée comme très américaine. La décision de mettre en chantier une nouvelle traduction de la Bible autorisée par l’Église anglicane a été prise par le roi Jacques en 1604 à l'issue du colloque sur les questions religieuses qu'il avait organisé dès son accession au pouvoir, la Conférence d'Hampton CourtCf. Ouvrage|langue=en|auteur1=P. Collinson|auteur2=H. Tomlinson|directeur2=H. Tomlinson|titre=The Jacobean religious settlement : the Hampton Court Conference », in Before the English civil war|sous-titre=essays on early Stuart politics and government|éditeur=Macmillan|lieu=Londres|année=1983|pages totales=222|passage=27-52|isbn=0-333-30898-0.. À cette époque, la Bible la plus populaire en Angleterre était la Bible de Genève, parue en 1560 et ainsi nommée parce qu'elle avait été traduite en anglais à Genève dans les années 1555-1558 par les exilés presbytériens ou anglicans de tendance calviniste. Bien illustrée, peu coûteuse et très largement diffusée, elle indisposait le roi Jacques autant que les hiérarques anglicans. En effet, les notes marginales et les notices introductives aux différents livres de la Bible étaient non seulement empreintes du plus pur calvinisme mais encore teintées d'un « républicanisme » anti-clérical laissant entendre que la hiérarchie de l'Église était inutile et donc, hypothétiquement, que le besoin d'avoir un roi à sa tête, et pourquoi pas d'avoir un roi comme chef d'État pourrait être remis en question.
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