thumb|Insultes représentées dans la bande-dessinée. Une insulte est un état, expression, ou souvent comportement, considéré comme péjoratif, dégradant ou offensif. Les insultes peuvent être intentionnelles ou accidentelles. Le mot « insulte » (du latin insultare : sauter sur, dans, contre) apparaît d'abord sous la forme « insult », (1380) au sens de « soulèvement, sédition », sans doute emprunté au latin médiéval insultus, « assaut, attaque » (avant 1125) désigne l'action d'offenser, blesser oralement intentionnellement ou accidentellement. Aujourd'hui le terme est couramment employé au sens d'acte ou de parole qui vise à outrager, ou qui constitue un outrage. Les notions connexes sont celles d', d'offense, de blasphème, de sacrilège, d'invective, de sacre (au Québec). L’insulte exprime toujours le contraire d’une valeur, l’insulte, quand elle est intentionnelle, est négation de ce qui compte aux yeux de celui qui la profère. Pour envisager l'insulte comme transgression première, il faut se référer à la notion connexe d' : où juris renvoie au droit et à sa violation dans l'injure. C'est donc une atteinte à la loi. Quelle loi ? Celle du langage juste, celui que tout parent apprend à son enfant. En lui interdisant les « gros mots ». Avant même de viser l'autre dans la relation interpersonnelle pour devenir insulte et donc « assaut », attaque, l'enfant expérimentera le plaisir de la transgression du langage « propre » en osant dire « merde ». Ce mot-là intervient après le « caca » qui était un stade perçu comme normal par les parents. C'est plus tard, vers quatre ou cinq ans que l'enfant va découvrir le pouvoir particulier procuré par l'usage de ce type de mots. En fait, l'injure n'est sans doute pas le terme exact ici, car l'injure s'adresse bien à quelqu'un qu'on injurie, un petit autre ou un grand Autre (le langage, les dieux, la norme sociale). Mais quand on se cogne dans une porte et qu'on dit « bordel de dieu ! » on jure plus qu'on injure et la notion correcte serait celle de juron.