L’Histoire des animaux (en grec ancien / Perì tà zỗia historíai, en latin Historia animalium) est un ouvrage zoologique écrit en langue grecque vers 343 av. J.-C. par Aristote. Le traité d'histoire naturelle des animaux comprend neuf livres rédigés de son vivant. Le livre X est considéré apocryphe. Le philosophe grec Aristote, au , consacre de nombreux traités au monde animal : Histoire des animaux, Parties des animaux, Du mouvement des animaux, Marche des animaux, et Génération des animaux. Aristote essaye de faire un classement compréhensible d'animaux fondé sur des caractéristiques structurelles objectives. Il axe lHistoire des animaux autour de la biologie générale des animaux, les Parties des animaux autour d'une anatomie et d'une physiologie comparatives des animaux, et la Génération des animaux sur la biologie de développement. Cette œuvre est principalement descriptive : l’Histoire des animaux est surtout une compilation de faits concernant la vie des différents groupes d'animaux considérés ; les Parties des animaux s’intéresse de façon plus technique à la classification des animaux par genre et par espèce ; Génération des animaux reprend, pour les expliquer, les faits collectionnés dans l’Histoire des animaux. Aristote a mené des observations précises, comme on peut le voir avec son chapitre sur le développement de l'embryon dans l'œuf de poule (VI, 3). Les observations sont particulièrement remarquables : On peut en juger par cet extrait : Des observations minutieuses du même genre sont faites sur d'autres espèces. Des dissections mettant en évidence la conformation des organes internes étaient reproduites dans un volume de Planches anatomiques auquel Aristote fait plusieurs fois référence, mais qui a malheureusement disparu. Malgré son impressionnante érudition scientifique, l’Histoire des animaux d'Aristote demeure un texte antique, aujourd'hui dépassé d'un point de vue scientifique sur plusieurs points ; cependant il contribua largement à poser les jalons de la science moderne : de nombreux concepts comme ceux de vertébrés ou d'arthropodes lui sont encore dus, ainsi que des noms d'animaux (comme les holothuries) et d'organes (comme la « lanterne d'Aristote »).