thumb|Dessin représentant Ninigi-no-Mikoto. ayant entre autres noms Sume-mi-ma-no-Mikoto (traduisible par le « Sublime Petit Fils ») et Ame-nigishi-kuni-nigishi-amatsuhiko-hiko-ho-no-ninigi-no-Mikoto. Dans la mythologie japonaise, le prince Ninigi est le petit-fils d'Amaterasu, qui l'envoya sur la terre pour y planter du riz et gouverner le monde (cet événement est appelé tenson kōrin). Amaterasu lui offrit trois trésors : le , désormais situé au palais impérial ; le , désormais conservé au sanctuaire d'Ise ; l' désormais conservée au sanctuaire d'Atsuta, à Nagoya. Les deux premiers artefacts servirent à attirer Amaterasu hors de la grotte Amano-Iwato (天岩戸), l'épée sacrée fut trouvée par Susanoo dans l'une des queues du dragon octocéphale Yamata-no-Orochi. Saruta-hiko, puissant dieu guerrier parmi les Kunitsukami (déités terrestres), tenta de s'opposer à son arrivée, mais Ame no Uzume le calma et le convainc de partager son royaume ; ils se marièrent par la suite. Ninigi et sa compagne Ko-no-Hana vinrent alors à , où Ninigi construisit son palais. Ils eurent trois fils : l'aîné Hoderi (火照の命), le cadet Hosuseri (火須勢理の命) et le benjamin Hoori (火遠理の命). Cependant, leur mariage ne dura pas : Ninigi était jaloux et suspicieux. De désespoir, Ko-no-hana mit le feu à leur hutte et mourut dans les flammes, ce faisant elle effectua également un rituel prouvant la légitimité de ses enfants. On remarque la récurrence du kanji 火 « feu » — peut-être à cause de la façon dont est morte leur mère. Une version alternative du mythe affirme que Ninigi épouse Yorozu-hata-toyo-aki-tsu-shi-hime-no-mikoto, fille de Takagi-no-kami (Takami-Musubi-no-Kami), avec laquelle il a deux enfants, Ame-no-ho-akari-no-mikoto l'aîné, et le cadet Hiko-ho-no-Ninigi... qui semble être le prince Ninigi lui-même. Ce qui semble être une grave inconstance suscite souvent chez les commentateurs un certain choc, l'une des raisons pour lesquelles on lui préfère généralement la version du Kojiki, mais il est fort possible qu'il se trouve en fait dans cette narration une explication ésotérique, soit perdue, soit dont la connaissance est réservée aux prêtres.