Cléanthe, en grec ancien / Kleánthês (Assos, Troade, v. 330 - 232 ), est un philosophe grec stoïcien, successeur de Zénon de Kition comme premier scholarque de l'école stoïcienne, de 262 à sa mort par inanition volontaire dans sa , en 232. Les auteurs antiques nous ont fourni des sources contradictoires sur la naissance, et plus généralement la chronologie de la vie de Cléanthe. S'appuyant principalement sur des sources papyrologiques, telle que l’Index Stoicorum, Dorandi a fixé la naissance de Cléanthe en 331/330, sous l'archontat athénien d’Aristophane, et si ces dates sont exactes, l'enfance de Cléanthe est contemporaine des expéditions d'Alexandre le Grand, ce qui a dû influer, d'une manière ou d'une autre, sur sa vie de famille dont on ignore tout. Selon Diogène Laërce, il est d'abord lutteur avant de venir à Athènes avec quatre drachmes pour toute fortune, ce qui semble indiquer qu'il était issu d'un milieu pauvre. Arrivé à Athènes, il suit les cours de Zénon de Kition, fondateur du stoïcisme en 301, tout en étant porteur d'eau pour gagner sa vie. Il a dirigé le Portique après la mort de son fondateur, autrement dit à partir de 262 Chrysippe de Soles lui a succédé dans ce rôle jusqu’en 205. Cléanthe serait panthéiste, dans son Hymne à Zeus : Ce panthéisme est assez ambigu, puisque ce Zeus est à la fois Force immanente et Raison architecte. C'est, dit André-Jean Festugière à la fois une Force immanente au Cosmos qui, du dedans, le meut vers le but qu'il doit atteindre, le Souffle ou le Feu qui réside en tous les êtres, et Zeus, un dieu personnel, un dieu qu'on peut prier, un dieu providentiel qui prend soin des hommes, qui récompense le vertueux et laisse le coupable se précipiter à sa perte, une raison architecte.