Le codex de Dresde (ou Codex Dresdensis) est le plus complet des quatre codices mayas authentiques connus. C’est avec l'aide de ce manuscrit que le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique des Mayas a été rendu possible. Il est conservé au SLUB, la Bibliothèque d’État et universitaire de Saxe à Dresde, d’où son nom. Ce manuscrit est, dans l'état actuel des connaissances, une copie ou une réédition d'un original ancien non conservé de la culture maya classique. En se basant sur les dates de début et de fin des conjonctions astronomiques mentionnées dans ce codex, John Eric Thompson a daté la copie entre 1200 et 1250. Ainsi, le codex pourrait provenir du nord du Yucatán où existait, entre 1200 et 1450, la dernière grande communauté Maya. En 1739, le directeur de la bibliothèque royale de Dresde, Johann Christian Götze, découvre ce document chez un particulier, à Vienne, et l’obtient, probablement de manière gratuite en raison de son caractère non identifié et donc sans valeur. Il décrira plus tard le manuscrit comme « Un livre mexicain avec des personnages inconnus et des figures hiéroglyphiques décrits des deux côtés... ». On ignore comment le manuscrit est arrivé à Vienne, mais on pense qu'il aurait été envoyé en 1519 par Hernán Cortés au roi Charles Quint qui avait nommé Cortés gouverneur et capitaine général du territoire nouvellement conquis au Mexique. En effet, au , lors de la conquête espagnole sur l'Amérique du Sud, la cour royale de Madrid appartenait à la Maison de Habsbourg. Le manuscrit est alors probablement arrivé à Vienne via le lien dynastique des Habsbourg avec leur Autriche natale. thumb|right|Premières reproductions du codex par Humboldt en 1810. En 1740, Götze remet le manuscrit à la bibliothèque royale. En 1786, première restauration attestée du codex (réparation avec de la baudruche). En 1810, Alexander von Humboldt publie un extrait de ce document, une planche avec les premières reproductions des pages 47, 48 et 50-52.
Daniel Gatica-Perez, Jean-Marc Odobez, Gülcan Can