Le consensus d'après-guerre désigne une période dans l'histoire politique britannique qui s'étend de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945 à l'élection de Margaret Thatcher au poste de Premier ministre du Royaume-Uni en 1979. Les origines du consensus d'après-guerre (aussi appelé Butskellism) remontent aux rapports rédigés en 1942 par William Beveridge, qui propose de développer l'État-providence au Royaume-Uni. Peu de temps après la défaite de l'Allemagne en , des élections générales ont lieu au Royaume-Uni. Le Parti travailliste remporte une victoire écrasante, avec Clement Attlee à sa tête. Les mesures mises en place et exécutées par le gouvernement travailliste posent les bases de ce consensus. Le Parti conservateur accepte ces nombreux changements et promet de ne pas les annuler dans la charte industrielle de 1947. Le consensus d'après-guerre peut être considéré comme une forme de Keynésianisme, une économie mixte avec la nationalisation des grandes entreprises, l'instauration du National Health Service et la création de l'État Providence au sens moderne en Grande-Bretagne. Ces mesures ont été instituées par tous les gouvernements (qu'ils soient travaillistes ou conservateurs) pendant la période d'après-guerre. Les évènements marquants des années 1970 notamment le premier choc pétrolier de 1973 ont fait pression sur le consensus d'après-guerre ; cette pression est d'autant plus amplifiée que les problèmes intérieurs comme l'inflation, la semaine de trois jours ou encore les troubles sociaux (particulièrement dans l'industrie du charbon) apparaissent. Entre 1947 et 1975, les stratégies économiques du consensus d'après-guerre ont permis de créer pendant 28 ans de suite un excédent budgétaire malgré la forte réduction de l'empire Britannique à cette période. Au début de l'année 1976, la crainte que l'inflation et les Déficits jumeaux empirent, mène à une crise de la livre sterling. En octobre, la Livre Sterling avait chuté de 25 % face au Dollar Américain.