Le Verdinaso est une organisation politique fasciste flamande, née en 1931. Le parti, qui est actif en Belgique et aux Pays-Bas, est dirigé par Joris Van Severen. Il est dissous par les nazis au début de l'Occupation. Le Verbond van dietsche nationaal solidaristen (en français : « groupement des solidaristes nationaux thiois »), plus couramment appelé le Verdinaso a été fondé pendant l’entre-deux guerres, le . Son fondateur est Joris Van Severen, homme politique belge ancien député au Frontpartij et vétéran de la première guerre mondiale. Il est issu d’une famille bourgeoise francophone. Le parti nait à la suite d’un conflit entre Van Severen et le Katholiek Vlaamsh Nationaal Verbond : le VNV a comme ambition de fédéraliser la Belgique, alors que Van Severen considère le fédéralisme comme un facteur de la désunion entre flamands et wallons ce qui nuit à atteindre son objectif de fusion des Pays-Bas. Le Verdinaso naît donc à cause d’un schisme au sein du Frontpartij. Au départ, le parti est dirigé par Van Severen et Jules Declercq à Gand et à Anvers mais la structure du parti va très vite évoluer. Le mouvement aurait compté, au moment de son apogée, plus de 10 000 militants. Ce parti d’extrême droite a pour objectif de créer un état populaire thiois, c’est-à-dire un État catholique qui rassemblerait les Pays-Bas actuels, la Flandre belge et la Flandre française. Pour ce faire, le parti se base sur un mouvement politique appelé le nationalisme solidariste thiois, il s’agit d’une idéologie qui prône une solidarité entre les différents membres d’un même État pour le bien de la nation. Cela se base sur un système autoritaire qui prévoit une planification socio-économique. S‘inspirant de l’action française de Charles Maurras ainsi que de l’idéologie de Mussolini, le Verdinaso s’inscrit dans le mouvement du nationalisme thiois qui peut être défini comme étant « l’action énergique de la communauté nationale thioise en vue de consolider son unité organique dans un état qui corresponde à cette unité organique ».