En poésie, le trochée est un pied élémentaire composé d'une syllabe longue (ou accentuée) suivie d'une brève (ou non accentuée). Il se note ainsi : | — ∪ |. Le trochée provient du grec ancien / trokhaîos, « propre à la course ». Les mètres réguliers comprennent quatre types métriques qui correspondent à une alternance régulière de syllabes : soit longues et brèves ; soit accentuées et non accentuées. Tels sont par exemple, le mètre iambique et son contraire, le mètre trochaïque, qui sont deux des pieds élémentaires, un pied élémentaire étant l'arrangement d'au moins deux syllabes, une lourde, le macron (M) et une légère le micron (m). Dans le système de versification trochaïque, les pieds impairs sont obligatoirement homogènes (purs), alors que, dans les pieds pairs, le trochée peut être remplacé, notamment par un spondée. Dans la métrique antique, quantitative, et dans la métrique accentuelle plusieurs mètres sont basés sur le trochée (on parle dans ce cas de mètre trochaïque) : le tétramètre trochaïque ; le septénaire trochaïque ; l'. Dans la versification russe, accentuelle, ce mètre s'appelle aussi un chorée (хорей). Jean-Antoine de Baïf : Etrénes de poézie fransoeze an vers mezurés. Paris : s.n., 1574. Contient une (mauvaise) reproduction du psautier B manuscrit, en vers mesurés. Réimpression Slatkine (Genève, 1972). Euvres en Rime, éd. Marty-Laveaux. Paris : Aubry, 1881-1890. Réimpression Slatkine (Genève, 1966). Réimpression Champion (Paris, 2002). (Premier volume des œuvres complètes, sous la direction de Jean Vignes). Le Psautier de 1587 éd. Yves Le Hir. Paris : PUF, 1963. Est écrit (dans sa plus grande partie) en strophes de quatre vers dont les trois premiers sont des dimètres trochaïques et le dernier un dimètre choriambionique. Théodore de Bèze : Abraham sacrifiant. Genève : Droz, 1967. De Francicae linguae recta pronuntiatione. Genève : Eustache Vignon, 1584. Réimpression Slatkine (Genève, 1972). Didier Erasme. De recta latini graecique sermonis pronuntiatione. Paris : Robert Estienne, 1547.