Abousir est un site archéologique situé à vingt-cinq kilomètres au sud-ouest du Caire, connu par les pyramides de plusieurs rois de la . Ce nom dérive de l'égyptien antique Per Ousir, c'est-à-dire la demeure d'Osiris, qui, traduit en grec, donna Bousiris, puis en arabe le nom qu'on lui connaît actuellement. Des quatorze monuments principaux fouillés et partiellement restaurés, dont au moins sept pyramides, seules cinq sont encore visitables : celles des pharaons Sahourê, Niouserrê, Néférirkarê et Néferefrê, ainsi que la pyramide de la reine . Les autres font encore l'objet de travaux de dégagement et d'identification. Un peu au nord du champ des pyramides, une nécropole remontant à la a été récemment identifiée révélant qu'Abousir était déjà un centre urbain développé au début de l'histoire du pays. En effet les plus anciens mastaba datent du règne de Snéfrou et le site fut utilisé jusqu'à la démontrant la longévité d'un établissement pour les vivants situé à proximité. Au vu de la proximité des deux temples solaires identifiés et fouillés, témoins de l'architecture religieuse de l'Ancien Empire, certaines hypothèses placent la ville de Sakhebou dans les environs immédiats d'Abousir, rejoignant ainsi la légende conservée sur le papyrus Westcar, selon laquelle les trois premiers souverains de la seraient issus de l'union du dieu Rê avec une prêtresse de cette cité. Rien ne permet aujourd'hui de valider cette hypothèse situant cette ville à Abousir mais étant donné l'intérêt particulier que les rois de la ont en effet eu pour ce site, il est probable que le palais royal se situait à proximité du site. Cette partie de la région memphite était accessible depuis une retenue d'eau du fleuve qui formait un véritable lac relié au Nil par des canaux. Une cité royale et de pyramides devait donc exister et fut fondée ou davantage développée à partir du règne de Sahourê, qui nous a légué le nom évocateur de cette grande maison : Loués soient les beautés de Sahourê.