thumb|Muse accordant deux cithares. Détail de l'intérieur d'une coupe attique à fond blanc, vers 470-460 av. J.-C. Provenance : Érétrie La cithare (en grec ancien / kithara) est un instrument de musique de la Grèce antique, proche de la lyre. La cithare, en grec ancien ou , est une sorte de lyre perfectionnée. Mais selon Jacques Chailley : La lyre et la cithare sont étroitement associées au culte d'Apollon, c'est l'instrument le plus répandu en Grèce. La lyre fut toujours l’instrument privilégié des amateurs, la cithare était surtout jouée par des professionnels, notamment lors des concours de musique. Le joueur de cithare seule s'appelle cithariste, ou « psilocithariste », . Le « citharède », en grec ancien , chante en s'accompagnant de la cithare. La « citharodie », en grec ancien , est le chant accompagné de la cithare : Héraclide, dans son ouvrage intitulé Recueil des musiciens célèbres, a écrit que la citharodie et la composition citharodique furent inventés par Amphion, fils de Zeus et d’Antiope, qui reçut les leçons de son père. thumb|left|Joueur de cithare. Au départ, la cithare suivit la même évolution de cordes que la lyre. À ces premières époques, la distinction entre les deux instruments n'est pas très pertinente d'ailleurs, ils se confondent assez souvent. Lasos d'Hermione ajouta une neuvième corde vers 500 (neuf comme les Muses). Ion de Chios ou Phrynis de Mytilène ajouta deux cordes supplémentaires vers 420 av. J.-C. (cithare à 11 cordes). Ion de Chios chante dans une élégie : À la fin du , Timothée de Milet inventa la lyre à 12 cordes en ajoutant la « proslambanomène », προσλαμβανομένη sous-entendu , la corde supplémentaire, c'est-à-dire l'octave grave de la μέση. thumb| Hymne à Calliope, Hymne au Soleil et Hymne à Némésis, composées par Mésomède de Crète, citharède du de notre ère (dans le Dialogo della musica antica e della moderna de Vincent Galilei). Plus tard, au , la cithare compte 15 cordes (sur 2 octaves).