vignette|gauche|redresse=1.05|Carte des principales oasis d’Égypte (Siwa en haut à gauche). Siwa (ou Sioua, Syouah, ou en berbère : ⵉⵙⵉⵡⴰⵏ Isiwan (Issiouane) ; en واحة سيوة Waḥa Siwa, en copte : ⲥⲓⲟⲩⲁϩ) est une oasis de l'ouest de l'Égypte, proche de la frontière libyenne et à du Caire. Elle est la plus septentrionale des oasis égyptiennes, à des côtes méditerranéennes de Marsa Matruh. S’abreuvant sur les nappes souterraines, peuplée de près de , on la sait occupée depuis la haute Antiquité (sans être certain de la continuité de cette occupation). Aujourd'hui, la langue berbère y est parlée sous sa forme dialectale, le siwi (jlan en isiwan). « Siwa », « Sioua », « Syouah » ou « Siouah » sont des translittérations synonymes pour désigner cette oasis, également connue sous le nom plus ancien d’« oasis d’Ammon » (ou Amon). Siwa est à la fois le nom d’une région d’oasis et de la ville centrale (le suq) de cette petite région égyptienne située aux confins libyens, à de la frontière et de la dépression de Qattara. Avec l'oasis voisine de Qara, il s’agit du point le plus oriental de peuplement berbérophone. Située dans une dépression rendue fertile par le jaillissement de quelques centaines de sources artésiennes et d’un travail humain continu, Siwa est en bordure directe du plateau du désert Libyque. De fait, le plateau de calcaire (souvent coquillier) et des inselbergs issus de son érosion le long des dunes de sable créent des reliefs que les Isiwan (habitants de Siwa en berbère) qualifient de montagne (adrar en berbère, et djebel en arabe). Deux grands lacs salés sont alimentés par l'eau de drainage d'origine agricole. Deux vieilles forteresses de terre construites sur des inselbergs : shālī Siwa et shālī Aghurmi sont aujourd'hui en ruines. L'agriculture est l'activité principale de Siwa. C'est essentiellement une agriculture oasienne irriguée de jardinage en palmeraie : du maraîchage et une arboriculture principalement tournée vers la culture des dattes et des olives, lesquelles sont en partie valorisées en huile.