Le calendrier badīʿ (badīʿ = « Nouveau ») utilisé dans la Foi baha’ie est un calendrier solaire avec des années normales de et des années bissextiles de , comme il est expliqué dans le Kitāb-i Aqdas. L'année est divisée en 19 mois de 19 jours, auxquels s'ajoutent des « Jours intercalaires » (4 en année normale et 5 en année bissextile) placés entre les et (approximativement du au inclus). L'année du calendrier baha’i commence à l'équinoxe de printemps à Téhéran (habituellement le 20 ou du calendrier grégorien). Les jours commencent la veille au coucher du soleil et s'achèvent au coucher du soleil du jour en question. Le calendrier baha’i fut créé par le Bāb, qui choisit une prière du cinquième imam chiite pour nommer les mois. Bahāʾ-Allāh confirma et adopta ce calendrier, et décréta que le premier jour de l'année (Naw-Rūz), serait l'équinoxe de printemps (dans l'hémisphère nord) pouvant survenir les 20, 21 ou . C'est aussi lui qui décida de la place des « Jours intercalaires », nommés Ayyām-i-Hā (littéralement Jours de Hā). Les années du calendrier baha’i se comptent à partir du du calendrier grégorien ( de rabiʿ al-awwal 1260 après l'Hégire), qui est le commencement de « l'Ère baha’ie » (en abrégé E.B.). Ainsi, l'année 1 E.B. se déroula du au . Shoghi Effendi, le « Gardien de la Cause de Dieu » (Walī Amrʾuʾllāh), déclara que le calendrier baha’i devait être provisoirement « verrouillé » sur le calendrier grégorien et que la nouvelle année devait ainsi « toujours » commencer au coucher du soleil le 20 mars. Mais le , la Maison Universelle de Justice a désigné Téhéran comme point de référence du globe terrestre pour définir le jour retenu durant lequel l'équinoxe de printemps se produit entre deux couchers de soleil, en ce lieu. Décision prenant effet, pour la première fois, le . Selon la nouvelle définition du début de l'année de ce calendrier, Naw-Rūz n'est plus systématiquement le 21 mars du calendrier grégorien.